Président du Département de la Gironde, Conseiller départemental du canton Sud Gironde

Gironde

Tous mes articles relatifs à la Gironde, au Conseil départemental et à l'actualité en général et des photos prises sur le terrain.

1370011610328417167850787073664596621385584nHier à midi, au Conseil départemental, nous avons tous ensemble observé une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice. Ci-dessous, les quelques mots que j'ai prononcés avant le silence et la Marseillaise, pour ce moment poignant de recueillement collectif :

Le 14 juillet, fête nationale, c’était un soir de joie, de légèreté, de rassemblement heureux… Et puis, l’horreur…
Aujourd’hui, un nouveau bandeau noir, de nouvelles larmes, un nouveau deuil ; la stupéfaction, l’émotion, l’incompréhension... Une nouvelle fois, la France a été plongée dans l’effroi et la peine immenses, frappée par l’horreur d’une violence lâche, vile…

TGVUne motion a été adoptée à la majorité lors de la plénière du Département du 30 juin au sujet du projet de train à grande vitesse dit GPSO:

Le 28 mai dernier, le Conseil d’Etat a autorisé le Grand projet ferroviaire du Sud Ouest (GPSO) et le 2 juin, ces travaux de lignes ferroviaires ont été déclarés d’utilité publique au Journal Officiel. Face à cette décision, le Conseil départemental tient à préciser sa position sur ce projet.

L’assemblée départementale regrette en premier lieu que l’avis négatif de la commission d’enquête n’ait pas été pris en considération. Celle-ci s’appuyait pourtant sur une large consultation des acteurs locaux dont les avis étaient très majoritairement négatifs. Compte tenu du dimensionnement du projet et de son impact sur les territoires, les conclusions de cette étape clef du processus démocratique auraient dû être respectées.

De plus, le coût de ce gigantesque projet est estimé à plus de 8 milliards d’euros. Au vu du déficit actuel des opérateurs ferroviaires nationaux et dans un contexte de raréfaction des fonds publics, son portage financier paraît incertain. Dans son rapport rendu en octobre 2014, la Cour des comptes nous alertait d’ailleurs quant au manque de rentabilité des lignes grande vitesse.

Pour garantir une gestion financière saine des collectivités, les élus locaux doivent répondre en priorité aux besoins quotidiens de leurs administrés. De ce point de vue, il s’agit en Gironde d’améliorer d’abord la mobilité de proximité.  

NOTReMa tribune parue dans le journal Sud Ouest du lundi 13 juin:

La coupe est pleine, pendant qu’une partie de l’économie se vide de sa substance.

On ne peut revendiquer une relance de l’emploi, vouloir dynamiser les villes et les villages tout en bridant la création d’entreprises et de commerces locaux. On ne peut appeler de ses vœux davantage de justice sociale et d’innovation en France tout en freinant l’implantation d’activités nouvelles sur les territoires.
Les bonnes intentions ne produisent pas toujours les bons effets. La loi NOTRe le confirme. Celle-ci rencontre ses propres limites à l’heure où les élus locaux tentent de l’appliquer le plus justement et sincèrement possible.

Voulue initialement et légitimement par des parlementaires pour simplifier, à juste titre, l’organisation des collectivités territoriales et clarifier leurs compétences, c’est dans le détail de son application que la loi NOTRe trouve le diable de ses incohérences.

On a ainsi prescrit aux collectivités une thérapie à forte dose sans en évaluer les probables effets secondaires.

ttippuzzleusaeuLe modèle social et économique français ne doit pas être sacrifié pour le bien-être des multinationales.

Aujourd'hui reprennent les négociations entre l’Europe et les Etats-Unis autour du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP).

Les traités de libre échange ont souvent une allure austère, excessivement technique, et l’opacité qui les entoure fait naître des suspicions sur leurs intentions. Le TTIP n’échappe pas à la règle.

Et s’il faut se garder de toute théorie du complot à son encontre, il n’importe pas moins de le mettre dans le débat public : il suffit de constater le combat mené par Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé au commerce extérieur depuis plus de 18 mois, pour plus de transparence et un accès pour les parlementaires eux-mêmes informations que leurs collègues parlementaires américains.
Le Département de la Gironde dès 2014, en adoptant, comme de très nombreuses collectivités, une motion appelant à la plus grande vigilance sur les implications d’un tel traité pour notre mode de vie, a permis de conforter la position française sur ce sujet.

les-maires-inquiets-de-l-effort-demande-aux-collectivitesLes collectivités territoriales participent à l'effort national de résorption du déficit public. Devant la baisse continue des moyens dont elles sont pourvues, elles rencontrent des difficultés croissantes et doivent répondre à l'équation impossible suivante : concilier hausse des besoins et baisse des moyens.

J'ai souhaité interpeller le Président de la République à ce sujet, voici ci-dessous le courrier envoyé ce jour à François Hollande.

---

Monsieur le Président de la République,

J’aurais aimé que ce courrier ne soit qu’une première alerte, un témoignage, avant que la situation des collectivités locales ne s’aggrave. Ces quelques lignes sont malheureusement un signal alarmant. Sous le poids des charges et devant les impératifs d’économies, les collectivités territoriales menacent de ne plus pouvoir remplir la mission de proximité que l’État leur confie.

Participer à la résorption du déficit public ne se discute pas. C’est avec solidarité qu’ici en Gironde, chacun d’entre nous remplit sa part. Nous sommes tous convaincus qu’il en va de l’unité de la Nation devant la difficulté, dans l’effort. La Nation tout entière, du plus petit village de France jusqu’au sommet de l’État, participe à hauteur de ses capacités à ce défi financier.

Toutefois, devant les restrictions budgétaires continues auxquelles elles doivent faire face,  il est permis de douter de la capacité des collectivités, dans le temps, à remplir leur mission. Car si les communes, Départements, Régions, semblent poursuivre silencieusement leur travail, vous n’êtes pas sans savoir que la tâche est de plus en plus ardue, voire redoutable. Ici on doit abandonner le soutien aux associations, là on laisse les bâtiments municipaux se défraîchir, et là-bas on renonce à la rénovation d’une route dangereuse…

Devant les difficultés financières, l’élu local est condamné à réaliser des choix difficiles. Les économies « évidentes » ont été faites depuis longtemps, la rigueur est devenue inhérente à la gestion des budgets, et les solutions pour agir sont à présent limitées.

Vous le savez, Monsieur le Président, on ne répond pas à la hausse des besoins par la baisse des moyens.

Le terrain pris sur le vif

Je sillonne la Gironde quotidiennement à la rencontre des Girondines et des Girondins, des associations, des entreprises ou encore des professionnels de l'action publique. Voici une sélection aléatoire de photos prises sur le vif. Survolez les et cliquez dessus pour les agrandir.